
Pour la première édition de ce journal, je ne parlerai que d'un CD, et pas des moindres. Le nouvel album de Muse, The Resistance, était très attendu pour cette rentrée 2009. Il a fallu attendre trois ans après la sortie de Black Holes and Revelations, pour écouter de nouveau la voix de ce charismatique Bellamy. Depuis ce dernier, le groupe semble avoir trouvé un certain style. Alors, que vaut The Resistance ?
L'album s'ouvre sur Uprising, comparable à Starlight du précédent opus, pour son côté commercial. Mais cette chanson reste bien rythmée,accompagnée par des paroles fortes et engagées(« They will not force us [ ... ] They will not control us »). On sent l'influence
classique au synthé et au solo guitare. A l'écoute de United States of Eurasia, on découvre le Freddy Mercury qui sommeille en Bellamy. Ce titre est teinté de Bohemian Rhapsody avec des décors égyptiens. La chanson se termine sur une reprise de Chopin, intitulée Collateral Damage, ne servant sur l’album qu’à faire la transition avec la chanson suivante Guiding Light, très marquée par la batterie et la basse. The Resistance débute calmement et le rythme va crescendo jusqu'au puissant refrain. On reconnaît sans hésitation la touche Muse, et mine de rien, ça fait plaisir !
On retrouve le Muse typique pour ses intros douces, qui révèlent par la suite une chanson bien plus rythmée ( The Resistance, United States of Eurasia, MK Ultra ou encore Unnatural Selection, qui grâce à ses 6 minutes 56, permet une alternance de rythmes lents et rapides )et des passages en solo de piano ( Exogenesis Part 1, 2 et 3, United States of Eurasia ).
Malgré les années d'expérience, Muse nous étonne et nous surprend encore grâce à I Belong to You, Undisclosed Desires et Exogenesis Part 1, 2 et 3.
I Belong to You est très entraînante et vive par sa rythmique au piano, cette chanson est digne des plus romantiques chansons d'amour ! Rien de surprenant jusqu'à là, mais viens ensuite la langue de Molière péniblement et maladroitement murmurée par Matthew Bellamy et un passage au saxo qui m'ont bien fait rire, je l'avoue.
Avec sa rythmique R&B et l'absence de guitare électrique, Undisclosed Desires se démarque clairement du répertoire habituel du trio britannique, mais le groupe souhaitait expérimenter de nouvelles sonorités avec notamment l'aide du keytar, une sorte de synthétiseur qui se porte en bandoulière.
Exogenesis Part 1, 2 et 3 termine l'album par une symphonie avec de longues intros instrumentales, une ambiance étrange, aérienne, surmontée d'une voix lointaine et planante, pour ensuite basculer dans un rythme plus soutenu, où Matthew n'hésite pas à montrer sa puissance vocale.
L'évolution suit son cours, le groupe se permet de nouvelles expérimentations et ils ont bien raison. Muse avait cette classe de terminer les albums en apothéose. Cette fois-ci, l’Exogenesis en trois parties nous déçoit. Au final, la note reste positive car certains titres sont incroyables. Bellamy est un artiste, un fou, un génie. On en a bien besoin.
Christelle Bechet
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